Est ce que le type d’activité physique pratiqué a un impact sur notre survie ?

C’est ce que suggère ce nouvel article publié dans BMJ Medicine :

“Physical activity types, variety, and mortality: results from two prospective cohort studies” (Han et al., 2026

Méthode

Les données proviennent de deux grandes cohortes américaines :

– Nurses’ Health Study (femmes)

– Health Professionals Follow-Up Study (hommes)

  • 111 467 participants qualifiés (70 725 femmes + 40 742 hommes) ont été inclus après exclusion des personnes atteintes au départ de maladies majeures
  • L’activité physique a été mise à jour régulièrement par questionnaires standardisés pendant plusieurs décennies.
  • La variété a été définie comme le nombre de types d’activités pratiquées de façon récurrente au fil du temps.

Principaux résultats

→ La plupart des activités étudiées étaient associées à une baisse du risque de mortalité, avec des relations non-linéaires

Toutes les activités ne sont pas équivalentes : les activités aérobies, de renforcement et les activités mixtes n’ont pas les mêmes profils d’association, suggérant des mécanismes physiologiques distincts.

→ Une variété plus élevée d’activités au fil du temps était associée à une mortalité plus faible, même après ajustement sur la quantité totale d’activité

→ Les personnes avec la variété la plus élevée avaient environ 19 % de mortalité toutes causes inférieure à celles avec la variété la plus faible (même résultat pour les décès cardiovasculaires, liés au cancer et respiratoires)

Messages clés

  • L’étude confirme que bouger est associé à une meilleure survie, quelles que soient les modalités d’activité.
  • Elle apporte un éclairage nouveau : la diversité des activités pratiquées au long cours est un marqueur robuste de moindre mortalité, indépendamment de la quantité totale.
  • Cela suggère que proposer et encourager une palette de mouvements différents peut être intéressant, non seulement pour l’adhésion, mais aussi potentiellement pour la santé à long terme.

Cette analyse ne devrait pas être interprétée comme une preuve causale, mais elle renforce l’idée que les messages autour de l’activité physique pourraient aller au-delà des seuils quantitatifs, pour intégrer la variété des pratiques.

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Référence

“Physical activity types, variety, and mortality: results from two prospective cohort studies” (Han et al., 2026) – BMJ Medicine