Pendant les traitements d’un cancer du sein, trouver une place pour l’activité physique peut soulever beaucoup de questions. Comment bouger lorsque la fatigue est présente ? Faut-il attendre la fin des soins ? Et que peut réellement apporter une pratique adaptée ?
Pratiquer une activité physique pendant un cancer du sein ne signifie pas nécessairement faire du sport de manière intensive. Il s’agit avant tout de trouver une pratique compatible avec son état de santé, ses capacités et les différentes étapes du traitement. Ainsi, ces questions ont toute leur place dans le parcours de soins. L’activité physique ne devrait pas devenir une exigence supplémentaire à laquelle il faudrait répondre chaque jour. Elle peut être proposée comme un accompagnement, en tenant compte des traitements, des symptômes et de ce qui compte pour la personne.
L’activité physique réduit la fatigue et améliore la qualité de vie pendant et après les traitements du cancer. L’expertise collective de l’Inserm publiée en 2019 classe ces bénéfices au niveau de preuve A de sa synthèse sur les cancers. Les recherches concernent majoritairement des femmes traitées pour un cancer du sein. Regardons ensemble où en est la science et comment accompagner concrètement nos patientes.
Activité physique pendant un cancer du sein : que nous disent les études ?
La revue de Lee et Hwang, publiée en ligne en 2025, rassemble 40 essais randomisés (les participantes sont réparties par tirage au sort entre les groupes comparés). Dix-sept concernent des femmes pendant les traitements et vingt-trois après. Les auteurs observent une diminution de la fatigue pendant et après les soins. Les effets sur la composition corporelle sont surtout documentés après les traitements. 1
Une synthèse de Lopez et ses collègues, publiée en 2026, complète ces données. Elle regroupe 64 essais et 5 156 femmes, pendant ou après les traitements principaux. L’association endurance–renforcement ressort favorablement pour la fatigue et la masse maigre (le muscle) ; le renforcement, pour la force et les capacités fonctionnelles.
Ces résultats soutiennent l’intérêt de programmes proposés pendant les traitements, avec un contenu adapté à la situation clinique. Ils ne signifient pas que chaque participante ressentira le même changement. Les programmes, les traitements et les outils de mesure diffèrent entre les essais.
Les bénéfices de l’activité physique
pendant un cancer du sein
La condition physique : endurance et force
Les recommandations de l’American Society of Clinical Oncology, rédigées par Ligibel et ses collègues en 2022, préconisent un exercice régulier d’endurance et de renforcement pendant les traitements. Elles s’appuient notamment sur des essais dans le cancer du sein localisé. La situation métastatique dispose aussi de résultats spécifiques, présentés plus loin. 2
L’endurance travaille la capacité à soutenir un effort, par exemple en marchant ou en pédalant. Le renforcement sollicite les muscles contre une résistance : poids du corps, élastique ou charge adaptée.
Ces deux composantes répondent à des objectifs complémentaires. Une patiente peut conserver une capacité de marche satisfaisante tout en perdant de la force. Le bilan permet de repérer les capacités à travailler et de suivre leur évolution, plutôt que de s’appuyer uniquement sur le poids ou le nombre de séances.
Activité physique et cancer du sein : réduire la fatigue pendant la chimiothérapie
La fatigue liée au cancer peut persister malgré le repos et gêner les activités habituelles. L’activité physique fait partie des moyens proposés pour la diminuer ; elle ne suppose pas d’attendre que la patiente se sente déjà en forme.
Lange, Klassen et Beinert ont étudié cette question dans leur revue de 2024. Huit essais, réunissant 866 participantes, contribuaient à leur méta-analyse. Pendant la chimiothérapie du cancer du sein, le renforcement supervisé, seul ou associé à l’endurance, réduisait la fatigue globale par rapport aux groupes de comparaison. Cette analyse démontre un bénéfice sur la fatigue dans les programmes étudiés. 3
La revue plus récente de Lee et Hwang retrouve également une diminution de la fatigue pendant les traitements. Ces résultats confortent la place de l’activité physique dans les soins de support pour prendre en charge ce symptôme. 1
Le référentiel AFSOS de 2024 rapporte une réduction d’environ 30 % du niveau de fatigue, comparativement à une pratique insuffisante 13
En pratique, mieux vaut aborder cette possibilité tôt dans le parcours, avant que les symptômes ne s’installent lorsque cela est possible. Ce repère d’accompagnement précoce ne signifie pas qu’un programme empêchera toute fatigue. Une fatigue nouvelle ou importante nécessite aussi d’en rechercher les causes avec l’équipe soignante. 9
Améliorer la qualité de vie
L’amélioration de la qualité de vie est un bénéfice démontré de l’activité physique en cancérologie, classé au niveau de preuve A dans l’expertise collective Inserm de 2019. Les études concernent en grande majorité le cancer du sein. 12
La qualité de vie inclut les capacités physiques, les symptômes et les répercussions émotionnelles et sociales de la maladie. Les questionnaires permettent d’évaluer ces dimensions, au-delà des seuls tests d’endurance ou de force.
Quels types d’activité privilégier pour la qualité de vie ?
Le consensus de Campbell et ses collègues (2019) retient l’association endurance–renforcement à intensité modérée, deux à trois fois par semaine pendant au moins douze semaines. La supervision favorise les bénéfices sur la qualité de vie. 7
Le collectif apporte-t-il un bénéfice social supplémentaire ?
L’essai de Mutrie et ses collègues (2007) comparait un programme collectif supervisé aux soins habituels chez 203 femmes. À douze semaines, il améliorait l’humeur et une dimension de qualité de vie spécifique au sein, mais pas le critère principal de qualité de vie générale. 14
Préserver les muscles pendant la chimiothérapie
La masse musculaire mérite une attention particulière. Le poids peut rester stable alors que la composition corporelle évolue. Le renforcement permet de travailler la force ; selon les programmes et les périodes étudiées, il peut aussi préserver ou augmenter la masse maigre.
Dans l’essai de Courneya et ses collègues, publié en 2007, 242 femmes débutant une chimiothérapie adjuvante étaient réparties entre endurance supervisée, renforcement supervisé et soins habituels. Le renforcement améliorait la force et la masse maigre. Le taux de complétion de la chimiothérapie était également meilleur. Cet essai ancien reste utile pour distinguer ces résultats précis d’une affirmation générale sur les toxicités. 10
Dans ce contexte, l’activité physique pendant un cancer du sein peut notamment intégrer des exercices de renforcement musculaire adaptés, en complément du travail d’endurance. Leur contenu et leur intensité sont définis en fonction des capacités de la patiente et de sa tolérance aux traitements.
Quel lien avec les toxicités des traitements ?
La revue de Wopat et ses collègues, publiée en ligne en 2023 puis en volume en 2024, rassemble huit études. Sept rapportent une association entre une masse maigre plus faible et davantage de toxicités de la chimiothérapie. La masse maigre correspond aux tissus du corps autres que la graisse : elle comprend notamment les muscles, les organes et l’eau corporelle. 11
Dans l’étude de Prado, Baracos et leurs collègues (2009) sur le cancer du sein métastatique sous capécitabine, les toxicités concernaient 50 % des patientes avec une faible masse musculaire, contre 20 % des autres. 16
La quantité de muscle contribue donc à apprécier le risque de toxicité, au-delà du poids seul. Ces données soutiennent la préservation musculaire ; elles n’évaluent pas directement l’effet d’un gain de muscle par l’exercice sur les toxicités.
Le message clinique reste concret : intégrer le renforcement pour soutenir les capacités musculaires, tout en évaluant les difficultés nutritionnelles et la tolérance des traitements avec l’équipe soignante.
Et lorsqu’il s’agit d’un cancer du sein métastatique ?
L’essai PREFERABLE-EFFECT, publié par Hiensch, Depenbusch et leurs collègues en 2024, apporte des données spécifiques. Il a inclus 357 personnes atteintes d’un cancer du sein métastatique. Un programme individualisé et supervisé de neuf mois était comparé aux soins habituels. 4
À six mois, le groupe exercice rapportait moins de fatigue physique et une meilleure qualité de vie. Les différences moyennes étaient modestes, mais statistiquement significatives sur les questionnaires utilisés.
Ces résultats soutiennent la place de l’exercice dans les soins de support, y compris à ce stade de la maladie. Ils ne démontrent pas un bénéfice sur la survie.
L’évaluation des risques et la supervision restent donc essentielles.
Adapter la pratique en présence de métastases osseuses
Le guide Macmillan « Physical activity for people with metastatic bone disease », vérifié en juillet 2024, aide à adapter l’activité selon les symptômes et le risque osseux. 15
La localisation des lésions, les douleurs et le risque de fracture guident les mouvements et les charges autorisés. Une douleur à l’appui ou lors des gestes quotidiens doit conduire à une évaluation médicale. Lorsqu’un os est fragilisé, l’équipe précise les contraintes à éviter sur cette zone et les activités qui peuvent être maintenues. La présence de métastases osseuses n’impose donc pas, à elle seule, un arrêt de toute activité.
Proposer tôt ne veut pas dire imposer une séance complète dès le diagnostic. Il peut s’agir de préserver une marche appréciée, puis d’introduire un renforcement accompagné. Lorsque les symptômes limitent la pratique, le contenu et la durée peuvent évoluer.
L’objectif est de rendre l’activité accessible à cette étape des soins. Une période de repos ou une interruption médicalement nécessaire ne remet pas en cause la possibilité de reprendre ensuite.
La mise en place d’une activité physique pendant un cancer du sein repose ainsi sur une démarche progressive et individualisée. L’objectif n’est pas d’atteindre une performance, mais de maintenir une pratique compatible avec le parcours de soins.
Commencer tôt, sans attendre l’apparition des symptômes
L’Institut national du cancer encourage à commencer ou à préserver l’activité physique le plus tôt possible dans le parcours de soins. Il n’est donc pas nécessaire d’attendre la fin des traitements, ni l’installation d’une fatigue importante, pour en parler et organiser un accompagnement. 9
La Haute Autorité de santé décrit un bilan préalable tenant compte de l’état de santé, des capacités et des effets des traitements. Ce bilan aide à choisir les activités et leur progression. 5
Comment adapter l’activité physique pendant un cancer du sein ?
Le bilan initial aide à choisir les exercices, leur intensité et les besoins de supervision. Il tient compte des traitements, des symptômes, des capacités et des activités appréciées. 5
Le suivi permet ensuite d’ajuster le programme. Il peut associer des mesures de force ou d’endurance, un questionnaire de fatigue et le ressenti de la patiente. L’objectif est de repérer les bénéfices, les difficultés et les adaptations nécessaires.
Quelles précautions pendant les traitements ?
Repérer les contre-indications et les besoins d’adaptation
L’INCa a identifie plusieurs situations nécessitant de suspendre ou différer le programme et de demander un avis médical : fatigue extrême, anémie symptomatique importante, infection sévère, décompensation cardiopulmonaire, dénutrition sévère ou suites précoces de chirurgie. Pour l’anémie symptomatique, le repère indiqué est une hémoglobine inférieure ou égale à 8 g/dL. Ces situations sont souvent temporaires et doivent être réévaluées. 6
D’autres situations demandent surtout une adaptation : lymphœdème, limitation de l’épaule, neuropathies avec troubles de l’équilibre, ostéoporose ou fonte musculaire importante. Elles ne signifient pas systématiquement qu’il faut arrêter toute activité. Les lésions osseuses nécessitent des consignes propres à la zone concernée. 6
Prescrire, transmettre les points de vigilance et réévaluer
Pendant la chimiothérapie, le programme d’APA doit s’inscrire dans une évaluation et une prescription médicales. L’ordonnance précise les modalités de pratique. Les limitations et points de vigilance utiles doivent être transmis au professionnel : situation osseuse, risques cardiopulmonaires, troubles de l’équilibre ou restrictions postopératoires. 17
Dans le cadre de l’article D. 1172-2 du Code de la santé publique, la prescription porte sur trois à six mois, renouvelables. Il est important de prévoir sa réévaluation à l’échéance et son renouvellement si le programme se poursuit. Un changement de traitement ou de symptômes peut justifier une réévaluation plus tôt. 17
Une fois la discussion engagée avec l’équipe de soins, la question de l’accès devient concrète : où pratiquer, avec quel encadrement et dans quelles conditions ?
Sanomoov propose aux patients de trouver des lieux de pratique et des professionnels d’activité physique adaptée. Dans l’annuaire, ouvrez « Filtres », puis sélectionnez « Cancers » dans « Pathologie ». Vous pouvez préciser votre localisation.
Le filtre concerne les cancers en général. Il ne garantit pas qu’une structure accueille toutes les situations liées au cancer du sein. Le contact permet de confirmer les qualifications, le bilan, les modalités et les tarifs.
Cette recherche complète l’orientation médicale. Elle ne remplace pas l’évaluation de l’adéquation de l’offre à la situation.
Questions fréquentes sur l'Activité physique pendant un cancer du sein
Faut-il avoir pratiqué un sport avant le diagnostic ?
Non, une expérience sportive préalable n’est pas nécessaire pour demander des informations sur l’APA. Le premier échange peut précisément servir à examiner les possibilités et les besoins de départ.
L’activité physique remplace-t-elle les traitements ?
Elle s’intègre à l’accompagnement du parcours de soins. Les décisions concernant les traitements anticancéreux restent médicales. Les bénéfices étudiés ne justifient pas de les interrompre ou de les remplacer.
Pourquoi proposer l’activité physique pendant les traitements ?
Parce qu’elle réduit la fatigue, améliore la qualité de vie et soutient les capacités physiques. Ces bénéfices justifient de l’intégrer aux soins de support et de l’aborder tôt dans le parcours. Le programme se construit ensuite avec la patiente.
Que faire si le programme semble difficile à suivre ?
Cette difficulté mérite d’être décrite au professionnel. Elle peut concerner les symptômes, le contenu ou l’accès aux séances. Le professionnel peut ajuster le rythme, le contenu ou l’organisation des séances avec la patiente.
Au final, que proposer aux patientes ?
Réduire la fatigue, améliorer la qualité de vie et préserver les capacités physiques : ces bénéfices démontrés donnent une direction claire à l’accompagnement.
L’activité physique pendant un cancer du sein associe prioritairement endurance et renforcement musculaire, avec une progression et un encadrement adaptés. La mobilité ou l’équilibre peuvent compléter le programme selon les besoins. Le choix d’une pratique collective ou individuelle tient compte des préférences de la patiente et de sa situation clinique. 7
L’orientation gagne à être proposée tôt dans le parcours, avec une prescription précisant les points de vigilance et un suivi coordonné.
Ce qui importe, c’est que la patiente y trouve du plaisir et puisse pratiquer régulièrement. L’accompagnement aide à construire cette régularité, avec des ajustements lorsque les traitements ou la fatigue l’exigent.
Références
1.Lee J, Hwang Y. The effects of exercise interventions on fatigue, body composition, physical fitness, and biomarkers in breast cancer patients during and after treatment: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Journal of Cancer Survivorship. Publication en ligne le 8 mars 2025 ; 2026;20(4):1740–1768. DOI : 10.1007/s11764-025-01772-x.
2.Ligibel JA, Bohlke K, May AM, et al. Exercise, Diet, and Weight Management During Cancer Treatment: ASCO Guideline. Journal of Clinical Oncology. 2022;40:2491–2507. DOI : 10.1200/JCO.22.00687.
3.ange J, Klassen O, Beinert K. Impact of resistance training on fatigue among breast cancer patients undergoing chemotherapy: a systematic review and meta-analysis. Supportive Care in Cancer. 2024;32:721. DOI : 10.1007/s00520-024-08925-1.
4.Hiensch AE, Depenbusch J, Schmidt ME, et al. Supervised, structured and individualized exercise in metastatic breast cancer: a randomized controlled trial. Nature Medicine. 2024;30:2957–2966. DOI : 10.1038/s41591-024-03143-y.
5.Haute Autorité de santé. Cancer (sein, colorectal, prostate) : l’activité physique pour votre santé. Fiche destinée aux patients.
6.Institut national du cancer. Activité physique pendant le traitement des cancers. Ressource professionnelle.
7.Campbell KL, Winters-Stone KM, Wiskemann J, et al. Exercise Guidelines for Cancer Survivors: Consensus Statement from International Multidisciplinary Roundtable. Medicine & Science in Sports & Exercise. 2019;51(11):2375–2390. DOI : 10.1249/MSS.0000000000002116.
8.Lopez P, Petropoulou M, Radaelli R, et al. Optimising exercise prescription for cancer-related fatigue, lean mass, physical function and muscle strength in women with breast cancer: a systematic review with dose-response network meta-analysis. British Journal of Sports Medicine. 2026;60(17):1339–1349. DOI : 10.1136/bjsports-2025-111276.
9.Institut national du cancer. Pratiquer une activité physique. Mise à jour le 1er novembre 2024.
10.Courneya KS, Segal RJ, Mackey JR, et al. Effects of Aerobic and Resistance Exercise in Breast Cancer Patients Receiving Adjuvant Chemotherapy: A Multicenter Randomized Controlled Trial. Journal of Clinical Oncology. 2007;25:4396–4404. DOI : 10.1200/JCO.2006.08.2024.
11.Wopat H, Harrod T, Brem RF, Kaltman R, Anderson K, Robien K. Body composition and chemotherapy toxicity among women treated for breast cancer: a systematic review. Journal of Cancer Survivorship. Publication en ligne en 2023 ; 2024;18(4):1356–1369. DOI : 10.1007/s11764-023-01380-7.
12.Inserm. Activité physique. Prévention et traitement des maladies chroniques. Collection Expertise collective. Montrouge : EDP Sciences ; 2019. Synthèse — effets bénéfiques de l’activité physique sur les cancers. Le tableau classe la diminution de la fatigue et l’amélioration de la qualité de vie au niveau A ; il ne s’agit pas d’une cotation GRADE ajoutée par la rédaction.
13.AFSOS. Activité physique et cancer. Référentiel, version validée de mai 2024, p. 5. Document. Le repère d’environ 30 % est celui du référentiel, et non une conversion des tailles d’effet de Lee et Hwang.
14.Mutrie N, Campbell AM, Whyte F, et al. Benefits of supervised group exercise programme for women being treated for early stage breast cancer: pragmatic randomised controlled trial. BMJ. 2007;334:517. PubMed.
15.Macmillan Cancer Support. Physical activity for people with metastatic bone disease: guidance for healthcare professionals. Publication 2020 ; page confirmée à jour en juillet 2024. Présentation et guide.
16.Prado CMM, Baracos VE, McCargar LJ, et al. Sarcopenia as a determinant of chemotherapy toxicity and time to tumor progression in metastatic breast cancer patients receiving capecitabine treatment. Clinical Cancer Research. 2009;15(8):2920–2926. PubMed.
17.Code de la santé publique. Article D. 1172-2. Prescription et renouvellement de l’APA ; versions en vigueur consultées le 28 octobre 2026.
