À l’occasion de la Journée Mondiale de la Maladie de Parkinson (11 avril), il est essentiel de rappeler le rôle clé de l’activité physique dans la gestion de cette maladie neurodégénérative. En plus des traitements médicaux, l’exercice régulier se révèle être un outil puissant pour améliorer la qualité de vie des patients. Voici comment bouger agit sur les symptômes et ralentit potentiellement l’évolution de la maladie.

Qu’est-ce que la maladie de Parkinson ?
La maladie de Parkinson est une affection chronique et progressive qui touche le cerveau. Elle est causée par la disparition lente de neurones spécifiques, appelés neurones dopaminergiques. Ces cellules nerveuses fabriquent une substance chimique essentielle : la dopamine, qui joue un rôle clé dans le contrôle de nos mouvements. Quand elle vient à manquer, des gestes simples comme écrire, marcher ou manger peuvent devenir difficiles.

Quels sont les symptômes ?
Les symptômes les plus connus sont les tremblements au repos, une raideur musculaire, une lenteur des mouvements (bradykinésie) et des troubles de l’équilibre. Mais les signes de la maladie varient beaucoup d’une personne à l’autre : certains peuvent avoir du mal à marcher vite, d’autres ressentir des raideurs dans les bras, les jambes ou même au niveau du visage. Ces troubles moteurs peuvent fluctuer au cours de la journée. La maladie n’affecte pas uniquement le mouvement : d’autres zones du cerveau peuvent être touchées, entraînant des symptômes non moteurs comme une grande fatigue, des douleurs, des troubles intestinaux ou du sommeil. Ces signes sont parfois présents des années avant le diagnostic.
Quelques chiffres
On estime qu’en France, plus de 270 000 personnes vivent avec la maladie de Parkinson ou une forme apparentée, et environ 25 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. L’âge médian d’apparition est de 58 ans, mais environ 5 à 10 % des patients développent les premiers symptômes avant 40 ans.
La maladie évolue lentement, souvent de manière silencieuse. Quand les premiers signes apparaissent, environ 60 à 80 % des neurones dopaminergiques ont déjà disparu. Les causes exactes restent encore floues, mais la recherche avance : il s’agirait d’un mélange complexe de facteurs génétiques et environnementaux. Dans la majorité des cas, on parle de forme idiopathique, c’est-à-dire sans cause clairement identifiée. Certaines formes plus rares sont liées à des mutations génétiques.
S’il n’existe pas encore de traitement pour guérir la maladie, il est aujourd’hui possible de mieux vivre avec Parkinson grâce à une prise en charge adaptée, à des traitements symptomatiques et à des approches complémentaires comme l’activité physique.
Les bienfaits de l’activité physique pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson
L’activité physique joue un rôle crucial dans la gestion des symptômes de la maladie de Parkinson. Différentes formes d’exercices ont démontré des effets bénéfiques significatifs [1]
Types d’exercice | Exemples | Bienfaits |
Activité d’aérobie (endurance) | Marche rapide, vélo, natation | Amélioration de l’endurance cardiovasculaire et réduction des symptômes moteurs [1] |
Renforcement musculaire | Exercices poids de corps ou avec des poids légers ou élastiques | Augmentation de la force musculaire et prévention des chutes [2] |
Equilibre et agilité | Tai-chi, yoga, danse | Meilleure stabilité posturale et coordination [1, 3] |
Mobilité, étirement, posture | Etirement, pilates | Préservation de l’amplitude des mouvements et réduction des raideurs articulaires [4] |
Voici quelques conseils
- Privilégiez les exercices adaptés et qui vous plaisent !
- Commencer progressivement : L’intensité et la durée doivent être adaptées à vos capacités actuelles.
- Bouger régulièrement et autant que possible
- Travaillez avec un professionnel de l’activité physique adapté qui vous aidera à élaborer un programme personnalisé (ou rapprochez-vous des Maisons Sport Santé)

Références
1. Li Y, Huang J, Wang J, Cheng Y. Effects of different exercises on improving gait performance in patients with Parkinson’s disease: a systematic review and network meta-analysis. Front Aging Neurosci. 2025;17:1496112.
2. de Almeida SB, Tavares Sobreira ES, de Lucena Alves CP, Lima DP, de Carvalho Bonfadini J, Sobreira-Neto MA, et al. Effect of power training on physical functional performance of patients with Parkinson’s disease: A systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. PLoS One. 2025;20:e0314058.
3. Lou L, Xiang C, Hu Y, Yang J. Tai Chi improves balance, mobility and gait function of the lower limbs in patients with Parkinson’s disease: a systematic review and meta-analysis. Eur J Med Res. 2025;30:107.
4. Duñabeitia I, González-Devesa D, Blanco-Martínez N, Ayán-Pérez C. The effects of stretching in Parkinson’s disease: A systematic review of randomized controlled trials. Parkinsonism Relat Disord. 2025;:107796.